Atterrissage contrôlé pour l’économie allemande

Le PIB allemand a augmenté de 1,5% en 2018. Ce chiffre représente certes une baisse par rapport aux années précédentes, mais l’Allemagne enregistre un excédent budgétaire record : 1,7% du PIB, soit 59,2 milliards d’euros.

Après deux ans d’une croissance exceptionnelle et largement supérieure à la moyenne, le rythme de l’économie allemande semble ralentir et revenir à un niveau normal. Cependant, malgré les peurs qui avaient été exprimées suite à l’annonce du recul de 0.2% du PIB au troisième trimestre dernier, la récession technique (deux trimestres négatifs consécutifs) ne semble pas être d’actualité. En effet, selon l’Office fédéral de la statistique, une légère hausse est à prévoir pour le quatrième trimestre. Ces derniers ont d’ailleurs estimé que sur l’année complète, le PIB affichera une progression de 1,5%.

Pour rappel, lors des deux années précédentes le PIB affichait une hausse de près de 2,2%. Ainsi, ces estimations représentent un léger décrochage, mais l’économie allemande rentrera tout de même dans sa neuvième année consécutive de croissance positive et enregistrera un excédent budgétaire record en hausse par rapport à 2017. D’après l’Office fédéral de la statistique : « Une vision à plus long terme montre que la croissance économique allemande en 2018 est supérieure à la moyenne de +1,2 % enregistrée au cours des dix dernières années ».

 

Un marché dynamique

La bonne santé de l’économie allemande s’explique notamment par le dynamisme de son marché intérieur. En effet, on enregistre en 2018 une augmentation de 1,1% de la consommation des ménages, de 1,3% du nombre de personnes sur le marché du travail, une hausse de 3,2% des salaires et enfin un accroissement de 4,8% des investissements par rapport à l’année dernière.

Certains secteurs comme celui des télécommunications et de l’information connaissent un véritable boom (+3,7%) ce qui a permis au secteur des services de dépasser pour la première fois en cinq ans celui de l’industrie.

 

Finalement, l’institut allemand pour la recherche économique (DIW) conclut que « Tout laisse à croire que le rythme de l’économie allemande revient à la normale après des années de croissance supérieure à la moyenne ».

Espagne : Le boom du capital investissement

D’après l’Association Espagnole du Capital de la Croissance et de l’Investissement (ASCRI), durant les 9 premiers mois de 2018, les fonds de capitaux étrangers investis sur le marché espagnol ont atteint un montant de 4,35 milliards d’euros.

Toujours d’après l’ASCRI le nombre de fonds internationaux opérant en Espagne est passé de 157 en 2016 à 184 en 2017,

Renforçant les perspectives de croissance de l’économie espagnole, de grandes agences d’investissement de capitaux telles que Permira, BC Partners, Cinven et KKR ont conclu de nombreux accords en Espagne.

Ayant enfin dépassé les difficultés de la crise économique, l’Espagne connaît désormais les plus hauts taux de croissance de l’Union Européenne, avec un chômage en baisse constante (13,3% en ce début d’année 2019 contre 16% en 2017).

Cette tendance semble d’ailleurs s’étendre sur le long terme. Zurita Miguel, directeur général chez ASCRI et partenaire gestionnaire au sein de la firme d’investissement espagnole Altamar Capital Partners le dit lui-même : l’Espagne est désormais une destination attractive pour les investisseurs.

Italie : Triodos IM entre sur le marché italien

La société spécialisée dans le domaine de la gestion d’actifs Triodos Investment Management (Triodos IM) vient tout juste d’entrer sur le marché italien, cela grâce à Erasmus Capital Partners, une multinationale basée en Italie qui apporte audits et conseils aux firmes de gestion d’actifs.

Triodos IM gère des projets d’investissements directs au travers de diverses stratégies depuis maintenant 25 ans dans des domaines aussi variés que l’agroalimentaire, la microfinance et les énergies renouvelables.

Selon Jacco Minnaar, directeur général de la société, cette introduction sur le marché italien est une opportunité à saisir afin de permettre à de plus en plus d’investisseurs d’apporter des solutions concrètes aux enjeux d’aujourd’hui, aussi bien sociaux qu’environnementaux auxquels l’Italie est confrontée.

Actuellement l’entreprise Triodos Investment Management gère un total de 4.2 milliards d’euros d’actifs à l’international.

Pologne : Les employeurs prévoient d’augmenter les salaires en 2019

Selon un rapport du quotidien Puls Biznesu, trois quarts des employeurs polonais prévoient d’augmenter le salaire de leurs salariés en 2019.

En effet, le pays est en plein boom économique, le pays compte énormément de start-ups, présentes dans des domaines très variés, et bon nombre d’entreprises polonaises ont terminé 2018 en manque de main d’œuvre.

Pour pallier à ce manque, elles comptent embaucher davantage de nouveaux salariés et augmenter les salaires qu’elles proposent, d’une part pour fidéliser, mais aussi pour devenir de plus en plus attractives.

Pologne : Plus de lobbyistes polonais à Bruxelles

Pour booster l’influence de la Pologne vis-à-vis de la législation européenne, Varsovie prévoit de créer un centre de lobbysme à Bruxelles entièrement dédié aux entrepreneurs polonais.

Contrairement aux entreprises françaises et allemandes, les entreprises polonaises qui se voient pourtant impactées par plus de 70% des lois européennes n’ont pour l’heure que trop peu d’influence sur ces lois.

Selon Marcin Ociepa, ministre polonais député de l’entrepreneuriat et des technologies, ce centre sera un instrument à disposition des entreprises polonaises afin de protéger efficacement leurs intérêts tout en permettant de gagner davantage d’opportunités de croissance.

L’enregistrement de cette organisation de lobbyisme polonais à Bruxelles devrait voir le jour dans les semaines à venir. Celle-ci devrait permettre à la Pologne de compenser son impact sur les décisions européennes en comparaison de l’Allemagne : aujourd’hui la Pologne ne compte à Bruxelles que 68 lobbyistes contre 1 400 pour l’Allemagne à titre d’exemple.

Pays-Bas : les entreprises de moins en moins en faillite

Selon Statistics Netherlands, en décembre 2018, seulement 50 entreprises et autres institutions établies aux Pays-Bas ont été déclarées en état de faillite.

Sur l’ensemble de l’année 2018 ce sont 3 144 entreprises qui ont été déclarées en faillite, représentant une baisse significative de 4.5% par rapport à 2017. Il s’agit ici du nombre de faillites le plus bas du siècle aux Pays-Bas.

Cela est d’autant plus vrai si l’on compare l’année 2018 avec l’année 2013 : il y a 5 ans, le nombre de faillites avait atteint un sommet de 8 376 pour ensuite diminuer durant 5 années consécutives de 62%.

Ce taux historiquement faible du nombre de faillites aux Pays-Bas en 2018 est le résultat de la croissance économique pérenne et durable qui s’est installée dans le pays ces dernières années, faisant ainsi des Pays-Bas un pays favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat.

Allemagne : Malgré le Brexit, la croissance allemande devrait continuer d’augmenter

Selon le ministre de l’Economie allemande, Peter Altmaier, tout laisse à croire que la croissance économique va se poursuivre pour une dixième année consécutive. L’Allemagne entrera alors dans sa plus longue période de croissance continue depuis les années 1960.

 

Même si le départ imminent de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’Union Européenne constitue un risque important pour l’économie de la région, la croissance allemande reste l’une des plus importantes d’Europe et les carnets de commandes sont pleins. De plus, la demande intérieure alimente toujours fortement la croissance de l’économie selon Peter Altmaier.

Allemagne : Le chômage au plus bas niveau depuis la réunification

Le taux de chômage allemand a atteint 4,8% en 2018 et on compte près de 44,8 millions de travailleurs (+1,3% par rapport à 2017), soit le nombre le plus élevé depuis la réunification. C’est ainsi la treizième année consécutive où le nombre de travailleurs dans le pays a augmenté.

 

Le secteur des services est celui qui a le plus profité de ces perspectives économiques positives, en effet, on constate une augmentation de près de 139 000 actifs. Les secteurs de l’éducation et de la santé ont également connu une hausse significative.

 

 

Le taux de 4,8% est le meilleur depuis la chute du mur de Berlin et il pourrait continuer de baisser. Ainsi, cela laisse présager que réduire le taux global à un objectif de deux millions de chômeurs est à portée de main.

République Tchèque : Augmentation du salaire minimum

A partir du mois de janvier 2019, le salaire minimum va connaitre une  augmentation, puisque ce dernier va s’accroître de 1 150 couronnes (44 euros) pour passer à 13 500 couronnes (environ 520 euros).

Cette augmentation concerne 150 000 personnes et va de pair avec une baisse de la TVA sur certains transports en commun par exemple. Cela pourrait avoir comme conséquence de diminuer leurs coûts.

Les augmentations du salaire minimum ne sont pas prêtes de s’arrêter car le premier ministre tchèque a pour ambition de porter ce dernier à 15 200 couronnes d’ici 2021.

Pologne : 2ème meilleur pays pour faire des affaires

CEO World Magazine a placé la Pologne à la deuxième place de son classement de décembre des meilleurs pays au monde où investir ou faire des affaires en 2018, a déclaré l’Agence polonaise pour l’investissement et le commerce (PAIH). La première place est occupée par la Malaisie. La Pologne a obtenu les scores les plus élevés dans la catégorie d’ouverture des entreprises (95/100) et dans l’état de préparation technologique (84/100).